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mercredi 17 octobre 2018

Valérie Perrin – Changer l’eau des fleurs

Je connaissais l’auteure grâce à son livre Les Oubliés du dimanche qui a été un énorme coup de cœur. Etant tombée amoureuse de la plume de l’auteure, je me suis jetée sur ce roman qui n’est, malheureusement pas, encore en format poche.

 

Violette Toussaint, de son nom de jeune fille Trenet, n’a jamais connu ses parents ; elle est née sous X. Elle est passée de famille d’accueil en famille d’accueil – une fille de l’assistance- jusqu’au jour où elle rencontre Philippe Toussaint. Elle n’a pas encore 18 ans quand elle emménage avec lui et tombe ensuite enceinte.

 

Violette a un emploi de garde-barrière (de trains) qu’elle assure normalement avec son mari, toujours parti sur sa moto. Un mari aux multiples maitresses.  Elle s’occupe de la maison, de leur fille Léonine, de la barrière,…

 

Violette a une triste vie, jusqu’au jour où elle décide enfin, grâce à l’aide de son amie Célia, de se rendre au cimetière où est enterrée un être cher. Elle y rencontre Sacha, le gardien du cimetière, son ange-gardien, sa bonne étoile.

 

Un dimanche sur 2, elle se rend au cimetière où Sacha lui apprend les préceptes du jardinage. Lorsque Sacha quitte son emploi de garde-cimetière, Violette, elle, se retrouve au chômage ; la barrière dont elle s’occupe 7/7j et 24/24h est automatisée - l’occasion pour Sacha d’offrir sa place à  Violette. Cette dernière arrivera à convaincre Philippe que c’est l’emploi qu’il leur faut. Philippe est difficile à convaincre mais se laisse faire grâce à un argument de choc: il n’aura rien à faire, Violette s’occupe de tout.

 

Garde-cimetière, ce n’est pas seulement ouvrir et fermer la grille ; c’est accueillir les familles endeuillées, s’occuper des tombes, des animaux des défunts, des fleurs et plantations,… une nouvelle vie pour Violette.

 

Peu de temps après leur arrivée au cimetière, Philippe disparait. Violette n’aura plus de nouvelles durant des années, jusqu’au jour où le fils d’une défunte, Julien Seul, entre dans sa maison, il est inspecteur de police et décide, par lui-même de retrouver Philippe Toussaint. C’est un véritable cataclysme pour Violette, cet évènement sera le point de départ de beaucoup de choses ; elle saura peut-être quelle est la raison de la disparition de Philippe, cette disparition qui répondra à d'autres questions restées sans réponse et, finalement, sa rencontre avec Julien sera peut-être l’occasion de prendre un nouveau départ.

 

J’ai été subjuguée par ce roman. J’ai eu envie de pleurer tout le long mais aussi de rire. J’ai eu la boule à la gorge de la première à la dernière page. Violette est touchante et attachante ; elle a vécu son lot de malheur et j’ai eu envie, du début à la fin, de la protéger, de la soutenir et d’être là pour elle comme pour une vieille copine. Je me suis pris son histoire en pleine tronche, j’ai eu le cœur gros.

 

Je retrouve avec plaisir la sensibilité de la plume de Valérie Perrin qui m’avait tant touchée lors de la lecture de son premier roman. Ce roman est tragique, bouleversant, captivant, triste et drôle à la fois.

 

Ce livre est un mélange d’époques, de lieux, d’histoires et on peut même lire une partie du journal d’Irène, la mère de Julien… Tout s’entremêle correctement, tout est bien ficelé et fluide. J’adore la manière dont l’auteure a tourné cela et, malgré les tragédies et les malheurs, je l’ai dévoré. Ce roman est une véritable pépite, un condensé d’émotions.

 

Soyez attentifs, toutes les histoires se mélangent et se retrouvent dans le roman ! Ne loupez pas une page, vous pourriez vous y perdre…

 

Les personnages sont attachants. J’avoue néanmoins avoir eu une certaine aversion envers Philippe et sa mère ; pour la mère Toussaint, pas de pardon mais, en ce qui concerne Philippe, j’ai été un peu mitigée sur la fin !

 

J’ai aimé les noms de famille que l’auteure a pu attribuer à ses personnages ; Toussaint, Seul, Croquevieille,… Une touche subtile d’humour. J’ai également apprécié les citations de circonstance avant chaque paragraphe même si j’ai cru que le trop-plein d’émotions allait déborder.

 

Je vous conseille donc cette lecture bouleversante mais tendre à la fois et préparez vos mouchoirs.

 

Si vous ne connaissez pas encore l’auteure, vous pourrez également lire ma chronique sur Les oubliés du dimanche sur ce blog :http://livresquement-djustinee.blogspot.com/2018/09/valerie-perrin-les-oublies-du-dimanche.html

 

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

 

Djustinee

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