Rechercher dans ce blog

samedi 22 septembre 2018

Sophie Tal Men - De battre la chamade


La suite donc des histoires de Marie-Lou et Matthieu en Bretagne.

J'ai voulu, à la base, attendre la sortie poche mais je n'ai pas pu. Je voulais la suite - Arf la malédiction des suites !

Marie-Lou continue son internat à Quimper cette fois, en neurologie pendant que Matthieu fait une pause dans la médecine dans le but de retrouver son père à l'Ile de la Réunion. 

Marie-Lou va donc vivre en internat et entre dans le service du docteur Breton, un médecin haut en couleur.

Le milieu hospitalier est un peu moins présent dans ce troisième tome vu qu'il tourne beaucoup autour de Matthieu et de son père et que nous suivons Matthieu de son périple à la reunion. 

C'est toujours un jeu du chat et de la souris entre eux. Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis... Mais cette fois, un événement pourrait bien les lier pour de bon!

Marie-Lou est fidèle à elle-même, toujours aussi gentille et naïve. Matthieu aussi reste comme il est ; un ours mal léché.

Dans ce troisième tome, on commence à connaître nos protagonistes et on peut donc se permettre quelques familiarités ; envie de secouer Matthieu et de réveiller Marie-Lou que je trouve parfois un peu gourde mais que j'aime quand même.

On retrouve également cette double narration que j'ai tant aimé dans le second roman.

Le style de l'auteure reste le même ;  tout en simplicité et légèreté donc pas de déception ! Par contre, j'ai trouvé la fin un peu prévisible mais ce n'était pas dérangeant.

Avec ce troisième roman, la boucle est bouclée ! 

Je conclurais en disant que, de cette petite saga, le premier tome reste mon préféré !

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques 

Djustinee 


vendredi 21 septembre 2018

Valérie Perrin – Les oubliés du dimanche

Encore une fois, j’ai été influencée par les réseaux sociaux car j’ai énormément vu passer ce bouquin. Je n’ai pas lu le résumé, comme toujours (je sais je me répète mais on ne sait jamais qu’un nouveau lecteur arrive en cours de route) , mais j’en ai lu énormément de bien.

Je précise que déjà, ça ne pouvait être qu’un bon bouquin avec une héroïne qui s’appelle Justine… Modeste en plus…

Notre héroïne s’appelle donc Justine, 21 ans, aide-soignante dans une maison de repos à Milly dans le petit village où elle vit avec ses grands-parents et son cousin Jules depuis la mort de leurs parents. 

Les papas de Justine et Jules étaient jumeaux et se sont tués, avec leurs femmes, dans un accident de voiture lorsque Jules et Justine étaient de jeunes enfants.

Justine (Je vous promets que ça me fait bizarre d’écrire mon prénom comme ça en parlant de quelqu’un d’autre) travaille donc à longueur de journée avec ses petits-vieux mais elle a un petit penchant pour Hélène qui vit perpétuellement sur une plage et attend Lucien et Rose. Justine s’achète un petit cahier bleu dans lequel elle écrit la vie qu’Hélène lui raconte ; sa dyslexie, sa rencontre avec Lucien, l’ouverture de leur café à Milly, la déportation de Lucien pendant la seconde guerre, sa disparition après la guerre, son retour amnésique après plusieurs années avec sa fille, Rose, qu’il a eue avec une autre femme et dont Hélène s’occupera.

Dans la maison de repos, au chevet d’Hélène, Justine fait la connaissance de Roman, le petit-fils de sa pensionnaire préférée. Elle tombe sous le charme et l’homme occupe toutes ses pensées.

Justine ne s’attache pas mais un jeune homme dont elle ne se souvient plus du nom est apparemment amoureux d’elle ou, en tout cas, y semble attaché.

Dans la maison de repos où Justine travaille, il y a aussi un corbeau ; il appelle tard le soir la famille de certains pensionnaires en signalant qu’ils sont décédés et demande de venir le lendemain à la première heure. Surprise au moment de leur arrivée, les familles se retrouvent nez-à-nez avec leur aïeul bien vivant… Il s’avère en fait que le corbeau agit en toute conscience et sélectionne avec soins les familles puisqu’il s’agit des familles des oubliés du dimanche, ceux qui n’ont jamais de visites. Mais qui est le corbeau ? – Personnellement, cette histoire de corbeau m’a bien fait rire !

Justine découvrira également que ses grands-parents ont leur part de secrets ; Jules est-il vraiment bien le fils de son père (oui c’est ce que j’ai écrit) ? L’accident de leurs parents est-il vraiment un accident ?  

Ce roman est fait de plusieurs histoires donc – toutes plus ou moins liées. On passe du récit de Justine, à celui d’Hélène en maison de repos et d’Hélène dans le cahier bleu de Justine, les récits des grands-parents de Justine y prennent place également et y ont toute leur importance. Malgré tout, tout est clair et aéré on sait systématiquement dans quelle histoire on est.

J’aime la manière dont l’auteur a disposé tout ça.

Je me suis d’emblée attacher à Justine (n’y voyait aucun lien avec cette histoire de prénom) et Hélène et j’ai été touchée par Lucien et son abnégation. 

Ce roman est captivant, j’ai été subjuguée dès le départ. J’ai eu énormément de mal à le fermer quand il le fallait (faut bien aller travailler et gagner sa vie – pour acheter des livres). Il fait partie de ces romans dont on veut connaître la fin sans y arriver vraiment pour ne pas devoir les fermer définitivement.

Ce roman est touchant, poignant, dramatique et bouleversant ; j’ai une la larme à l’œil, la boule à la gorge et le nœud au ventre. J’ai ressenti toute la sensibilité que l’auteure a mise dans son écriture à chaque page et j’en ai eu des frissons. Les quelques rebondissements étaient placés aux bons endroits, pas de froufrous, pas de chichis, juste ce qu’il faut.

Ce roman est un véritable coup de cœur, une pépite ! Je le recommande à ceux qui ont une boîte de mouchoirs à portée de main … tout simplement !

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

Djustinee


mardi 18 septembre 2018

Catherine Brai -Un barbare sous les tropiques

 

Vous remarquerez que j’ai sorti la liseuse que je n’utilise jamais d’ailleurs (je préfère les vrais livres eh oui !). Cet e-book m’a été offert par Librinova, que je remercie, c’est donc l’occasion de dépoussiérer cette fameuse liseuse !

 

C’est un roman érotique et légèrement policier je dirai. On comprend que H aurait commis un acte puni par la loi, mais lequel ?

Une femme, dont on ne connait pas le nom, nous raconte sa rencontre à l’île de la Réunion et son histoire avec H.

H est allemand, il a des tendances au nudisme et à l’exhibitionnisme (il ne se contente pas de pratiquer le nudisme dans les endroits réservés) et il boit beaucoup. On comprend qu’il est un peu psychopathe, obsédé, polygame, impuissant (paradoxal je trouve !) et que l’inceste ne le dérange pas… Pas vraiment le genre de personne que l’on voudrait côtoyer ou même aimer. Pourtant notre dame sans nom, qui est la narratrice d’une bonne partie du roman, s’y attache et en tombe amoureuse. Au début elle cède à, à peu près, tous ses caprices et se rend compte au fur et à mesure du temps que certaines de ses pratiques sont dérangeantes, humiliantes même.

 

Le roman oscille donc entre la narration de la femme et ce que l’on pense être un interrogatoire. Une enquête policière serait donc menée.

Il est parfois difficile de passer du récit à cet interrogatoire mais le roman est, malgré tout, aéré.

Dès le départ on se demande quel acte aurait pu commettre H, et c’est cela qui, selon moi, est le fil rouge du bouquin ; certains passages du récit de notre femme sans nom sont parfois dérangeants car les pratiques de H, ses idées ou fantasmes sont parfois glauques (je veux bien avoir l’esprit ouvert mais quand même).

 

On a également affaire à un procureur légèrement démissionnaire et à une stagiaire motivée mais pas trop… Un procureur qui préfère s’intéresser de plus près à certains dossiers choisis en fonction du dernier chiffre de leur référence et une stagiaire qui doit taper des rapports à longueur de journée mais qui, au choix, préférerait le faire avec humour plutôt que dans le détail.

 

La littérature érotique n’est pas vraiment le style que je lis le plus, ma période Christian Grey étant terminée, j’étais donc dubitative en commençant le bouquin et je me suis donc plus concentrée sur l’enquête même si elle n’a pas, à priori, le monopole du bouquin.

Le bouquin a, de ce fait, sa petite part de suspense, ce qui est indispensable dans un roman – à mon humble avis.

 

Difficile de s’attacher aux personnages ; d’une part, H qu’on ne voudrait pas connaitre plus et d’autre part, cette femme sans nom que l’on ne connait pas – compliqué de s’attacher à quelqu’un qu’on ne connait pas. Néanmoins, en avançant dans ma lecture, je me rends compte qu’un petit instinct de protection se réveille en moi : on voit cette pauvre femme s’enfoncer dans cette relation destructrice et à sens unique ( c’est de cette manière que je le perçois en tout cas) alors que, j’en suissûre, elle mérite bien mieux que d’être le jouet de cet homme.

 

C’est un petit bouquin, il tient sur 108 pages sur ma liseuse. Malgré la teneur du roman, il se lit facilement grâce à l’écriture de l’auteure dénuée de lourdeurs.

 

Malgré un début septique (outch littérature érotique – pas mon truc), j’ai eu envie d’avancer dans le roman, tout simplement pour en connaître la chute – point positif me direz-vous vu que si un lecteur désire continuer le roman, c’est que c’est plutôt bien engagé. J’avais peur de tomber sur un roman niais et rempli de mièvreries (certaines littératures érotiques le sont !) mais ce n’était point le cas, me voilà donc rassurée.

Je vous parlais de certains passages dérangeants plus haut, sachez que, grâce à cette enquête et à ma curiosité, j’ai pu passer outre et faire abstraction de ces moments qui me plaisaient moins.

 

Le bouquin est en vente en format numérique sur le site https://www.librinova.com/librairie/catherine-brai/un-barbare-sous-les-tropiques pour le prix de 2,99 eur .

 

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

 

Djustinee

samedi 15 septembre 2018

M.C . Beaton – Agatha Raisin – La quiche fatale


Je suis tombée sur ce petit bouquin par hasard dans ma bouquinerie et, étant donné que j'ai vu cette madame Raisin un peu partout ces derniers temps, que j'en ai entendu beaucoup de bien, j'avais envie de faire sa connaissance moi aussi. Je vous en parle donc de suite.


Agatha Raisin, propriétaire d'une grande boîte de com' à Londres, décide de prendre sa retraite anticipée et achète un cottage dans le village de Carsely.

Elle ne tardera pas à s’ennuyer ferme et pour se faire accepter et mettre un peu de piment dans sa triste nouvelle vie, elle décide de participer au concours de quiches du village. Seul hic, Agatha est une pro du micro-ondes et des plats à réchauffer mais certainement pas des petites préparations maison.


C’est de notoriété publique, ce concours de quiche est remporté chaque année par la même personne.

Comment Agatha peut-elle faire pour la détrôner ? Deux solutions s'offrent à elle : apprendre à cuisiner ou tricher.

La deuxième solution semble la plus alléchante et Agatha va donc acheter un belle quiche auprès d’un petit épicier chez lequel elle a ses habitudes à Londres.

 

Malgré sa petite supercherie, Agatha ne remportera pas le concours et laissera sa quiche en plan…

 

Le lendemain, un homme est mort en mangeant cette fameuse quiche abandonnée par Agatha. Il semblerait que cette quiche ait été empoisonnée... Agatha devient, suite à cela, tristement célèbre.


Une enquête est menée et la police conclura à un bête accident mais Agatha ne l'entend pas de cette oreille. La Miss Marple des temps modernes entre alors en jeu...


Que dire d'Agatha, puisque c'est notre personnage principal ? Au début du bouquin, je l'ai trouvée carrément antipathique mais tout doucement j'ai commencé à la trouver marrante et un peu hors du commun ! Mais seigneur plus d'une fois je me suis dit « Mais quelle vieille bique amère celle-là »...

Malgré tout, je me suis attachée à cette jeune retraitée et je ne manquerai pas de suivre la suite de ses aventures.


Parlons de l'intrigue ; elle est bien ficelée, bien tournée et bien trouvée. J'ai aimé la manière dont l'auteure nous promène dans l'Angleterre pour mener, avec Agatha, sa petite enquête.

Elle nous dépeint parfaitement la vie dans la campagne anglaise ; ses ragots, ses clans, ses rumeurs, ses petits cercles de « bonne femme »,... On a l'impression d'y être.

Le suspense était de la partie également, ce qui ne gâche rien !


J'ai été agréablement surprise parce que je ne savais absolument pas à quoi m'attendre avec ce petit bouquin, mais le feeling est bon avec cette petite femme au style vestimentaire à la Madame Tatcher.


Je vous conseille donc ce petit bouquin si vous avez envie de vous prendre pour Miss Marple, vous aussi, ou tout simplement si vous voulez passer un bon moment en compagnie d'Agatha Raisin, ce personnage haut en couleur !


A bientôt pour de nouvelles aventures livresques


Djustinee


jeudi 13 septembre 2018

Sophie Tal Men – Entre mes doigts coule le sable


 

Je vous l’avais dit, j’ai de suite entamé le second bouquin après avoir terminé le premier tant j’ai adoré les histoires de Marie-Lou et Matthieu.

 

Dans ce second roman, Marie-Lou se retrouve en stage de psychiatrie à l’hôpital de Bohars, à quelques kilomètres de Brest alors que Matthieu se retrouve interne en neurologie.

 

Marie-Lou fera la connaissance de son nouveau chef, Hubert, et de l’infirmier Eric, ses anges gardiens et heureusement car il n’est pas toujours facile de supporter les sautes d’humeur de Matthieu. Pas facile pour cette petite mère Teresa d’avoir eu sa belle-mère comme patiente, cette dernière qui d’ailleurs croit avoir trouvé sa neurologue attitrée … Pas facile non plus de faire entrer, avec le consentement de Matthieu, leur ami Josic en hôpital psychiatrique pour son addiction à la boisson. Que de sources de discorde.

 

La jeune fille ne sait plus comment se comporter avec son médecin « belles oreilles » et Matthieu, quant à lui, ne parvient pas à laisser la jolie interne s’installer dans sa vie. De quoi a-t-il peur ?

 

Des hauts et des bas sentimentaux tout au long du roman…

 

Ce second roman est à la hauteur du premier ! C’est une jolie petite pépite. Je ne vais pas être très originale par rapport à ma critique précédente mais ça reste léger, doux, tendre et romantique. La plume de l’auteure ne change pas, c’est toujours fluide et il n’ y a aucune lourdeur ! Dans ce second roman, l’auteure reste fidèle à elle-même.

 

La différence entre les deux romans, différence que j’apprécie, c’est la double narration : on garde Marie-Lou, toujours aussi attachante et, à sa narration, vient s’ajouter celle de Matthieu. Vous savez que j’aime avoir plusieurs narrateurs, j’ai donc été agréablement surprise.

 

J’ai été ravie de retrouver également Brest et le milieu hospitalier, ce qui m’avait tant plu dans le premier roman.

 

Pour moi, ce deuxième roman doit se lire obligatoirement après le premier - ça semble logique ce que je dis mais je suis bien placée pour savoir qu’il arrive aux lecteurs (acheteurs) compulsifs de commencer un roman et de se rendre compte qu’il s’agit d’une suite…

 

Ne vous étonnez pas, on reste sur notre faim en fermant ce bouquin, c’est normal, un troisième roman nous attend : « De battre la chamade ». Il n’est, malheureusement, pas encore sorti en poche et je vous promets que j’ai essayé de résister : je me disais que je pouvais attendre… Eh bien non, sachez que je n’ai aucune volonté et après avoir fait deux magasins sans le trouver, j’ai décidé de me le faire livrer (le luxe !!!)

 

On reste donc toujours dans le roman Feel-Good adressé à la gente féminine et je vous conseille de vous y plonger tout simplement. Personnellement, c’est ce genre de lecture légère qui me fait du bien !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

 

Djustinee

dimanche 9 septembre 2018

Sophie Tal Men – Les yeux couleur de pluie


 

Marie-Lou, savoyarde de Grenoble, quitte sa famille pour faire son internat en médecine – en neurologie pour être précise -  à Brest.

Brest ??? Mais c’est le bout du monde pour cette jeune fille qui n’a jamais quitté ses montagnes.

Marie-Lou sera en colocation avec la pétillante Anna et la jeune fille prendra ses marques peu à peu. Elle fera la connaissance de Matthieu et Ecume, respectivement le cousin d’Anna et le chien de ce dernier (Et non l’inverse!).

Matthieu, interne en ORL, est un beau célibataire à la réputation de Casanova mais il tombera sous le charme de Marie-Lou, et vice-versa…

Le jeune homme est mystérieux et secret alors que Marie-Lou est un vrai livre ouvert (elle l’a dit elle-même), ils s’engageront donc dans un vrai jeu du chat et de la souris.

Le beau célibataire aux yeux couleur de pluie se laissera-t-il dompter ?

 

J’ai adoré découvrir Brest avec Marie-Lou, cette jeune fille pleine d’empathie et d’une gentillesse à toutes épreuves qui est aussi notre narratrice. Je n’avais pas lu le résumé mais j’avais eu vent du fait que cela se passait principalement à l’hôpital et j’ai donc eu peur que soit reproduit le scénario de Grey’s Anatomy. Ne vous méprenez pas, j’adore Grey’s Anatomy et je suis d’ailleurs en plein dans cette série, mais j’avais donc envie d’autre chose et je l’ai eu !

Les termes médicaux sont toujours bien expliqués et le milieu médical est parfaitement dépeint ; le fait que l’auteure soit médecin facilite, à mon avis, les choses.

C’est tendre, doux, romantique, léger et la plume de l’auteure est fluide.

 

Tout comme Marie-Lou, je me suis sentie totalement dépaysée dans cette lecture et les personnages sont attachants.

Par ailleurs, je découvre Sophie Tal Men avec son premier roman qui pour moi est une petite pépite.

Sachez qu’il y a une suite à ce bouquin, Entre mes doigts coule le sable, et que, dès le moment où vous aurez fermé ce petit bouquin, vous aurez envie de vous plonger dans sa suite. Bref, L’histoire de Marie-Lou et Matthieu est un piège mais un doux piège.

 

C’est un livre Feel-Good que je conseille à toute la gente féminine, un vrai condensé de douceur.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques (Et la suite des aventures de Marie-Lou & Matthieu)

 

Djustinee

samedi 8 septembre 2018

Gwendoline Hamon – Les dieux sont vaches



Zélie apprend que sa mère, Caroline, va mourir. Elle est atteinte d'un cancer incurable. Le médecin lui laisse une semaine mais, dans un total déni, Caroline tiendra encore deux mois.


Zélie est notre narratrice, elle nous raconte le cataclysme qu'a été l'annonce de la maladie de sa mère.


Zélie, avec l'aide de sa soeur Julia, prendra la décision de ne pas alarmer sa mère et, ensemble, elles se plieront en quatre pour en faire une reine le temps qu'il lui reste à vivre.


Caroline est une originale, une femme fantasque, un peu folle et caractérielle, elle croit en la médecine douce et aux ondes positives et ses filles feront en sorte que les personnes ayant rempli sa vie soient présentes avant sa mort.


Toute sa vie, Zélie a dû faire face au caractère bipolaire de sa mère ; toujours une remarque acerbe à faire, des visites de Zélie toujours incongrues, etc. - Comment peut se sentir un enfant face à un comportement aussi désarmant de la part d'un parent ?


Malgré ça, malgré tout, Zélie fera preuve d'une abnégation sans failles afin que sa mère parte dans les meilleures conditions.


Durant ma lecture, j'ai eu l'impression d'être plongée dans le journal intime de notre narratrice à travers ses souvenirs avec sa mère. Zélie nous dépeint ses sentiments avec franchise et honnêteté, sans filtre. Elle est parfois drôle lorsqu'elle nous décrit des situations complètement loufoques et parfois émouvantes quand elle nous parle comme une petite fille malgré ses quarante ans.


Je vous le disais, j'avais l'impression de lire un journal intime, pas vraiment de suspense quoi ! On lit le roman en sachant que la mort de Caroline est inéluctable mais on le lit quand même. C'est écrit sans fioritures et simplement.


Un récit bouleversant trop proche de la réalité, malheureusement. Un sujet, peut-être pas tabou, je n'irai pas jusque-là, mais difficile à traiter. Le cancer, ce crabe, de plus en plus pressant, insistant. Ce crabe qui nous fait peur.


Je n'ai pas spécialement aimé, je n'ai pas détesté, je l'ai lu comme on lit un témoignage plus qu'un roman. Je n'ai donc aucun avis bien tranché à vous donner.


A bientôt pour de nouvelles aventures livresques


Djustinee