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dimanche 11 novembre 2018

Hervé Pouzoullic - L'homme qui voulait aimer sa femme

Marc et Vasilissa sont en couple. Cette dernière a quitté son pays, la Russie, pour rejoindre Marc à Paris. Ils filent le parfait amour malgré des débuts rocambolesques dans la famille bretonne de Marc. La vie suit son cours et ils se marient, ont 2 enfants et adoptent même un chien. Ils s'aiment mais un jour Marc se rend compte qu'ils sont enterrés dans une routine qui lui fait peur.  Il veut alors lui prouver son amour et par la même occasion retrouver la flamme des premiers jours.

Pour lui prouver son amour, il décide de lui écrire un livre. Mais ce projet fou et rempli d'embûches pourrait bien lui faire perdre beaucoup de choses.

Après lecture, quand j'ai lu le résumé et la petite présentation de l'auteur (vous me connaissez je ne l'avais pas fait avant) je me demande si ce roman n'est pas un peu autobiographique ou même totalement autobiographique. 

Le roman est tendre et plein d'humour. L'histoire et son protagoniste sont touchants ; cet homme qui veut bien faire, trop bien faire, et qui se perd dans son écriture. 

Qu'est-ce que je l'ai trouvé attachant ce Marc, j'ai aimé suivre cette partie de sa vie.

Au début du roman j'ai eu une petite crainte : les références culturelles. Je ne suis pas totalement ignorante je connais Aragon mais d'autres références m'ont laissées pantoise. Cependant, cette crainte m'est vite passée vu que je n'ai plus eu cette impression par la suite. Et puis j'ai ri bien plus loin dans le roman, en page 165 : "simplifiez votre écriture. Limitez les références culturelles. Quand vous voulez faire le malin, vous perdez le lecteur." Monsieur l'auteur, c'était moins une, encore un peu et j'aurais dû vous le dire.

Blague à part, c'est un chouette roman facile à lire et qui gagne à être connu.

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques 

Djustinee 




samedi 10 novembre 2018

Virginie Coëdelo -Une place pour l'espoir

Merci à Librinova pour l'envoi de ce roman.

Claire, 31 ans, vit avec 2 hommes dans sa vie ; Julien son second mari et François, son premier mari. Pour être précise, c'est avec le fantôme de François qu'elle vit puisque ce dernier est décédé à l'âge de 25 ans alors que Claire attendait leur premier enfant. 

Claire et François se sont rencontrés à la Fac. Ils étaient mariés depuis un an et Claire était enceinte de 4 mois lorsque François est décédé  dans les bras de sa femme lors un attentat à la bombe dans une banque.

L'attentat n'a pas été revendiqué et le(s) coupable(s) pas retrouvé(s). 

Six ans après l'attentat, Claire a réussi à se reconstruire grâce Julien avec qui elle est mariée depuis 4 ans. Ils élèvent ensemble Luigi, le premier enfant de Claire, et Étienne, leur enfant commun. Ensemble ils tiennent un restaurant, l'Espoir.

Alors que Claire mène sa vie la tête haute, un témoignage, 6 ans après les faits, pourrait venir chambouler son bonheur fragile. 

C'est un roman dramatique, de par sa thématique et de par l'histoire. C'est un roman bouleversant, tragique, touchant et émouvant.

C'est magnifiquement écrit avec énormément de douceur. 

J'ai lu ce roman avec un nœud au ventre et les yeux qui piquent. 

Je me suis attachée à Claire ; cette femme forte malgré tout. Cette femme pour laquelle je me suis demandé comment elle avait survécu à toutes les épreuves que la vie avait mises sur son chemin.

On ne peut s'empêcher de se demander "Et si j'avais été à sa place ? "...

Ce roman est aussi une véritable leçon de vie et je vous en ai sélectionné un passage qui m'a particulièrement plu : " Nombreuses avaient été les personnes à s'exécuter,  à obéir à cette fille qui leur rappelait combien la vie est fragile, qu'on peut tomber dans le vide en une seconde. On avait alors appelé un ami qu'on n'avait pas vu depuis longtemps, on avait serré encore plus fort que d'habitude son enfant en allant le chercher à l'école. On avait simplement savouré l'instant présent pendant quelques secondes pour se rendre compte que le bonheur y est caché. Il faut des drames pour comprendre cela, il faut constater que la douleur et la peine existent pour jour de ce que la vie donne de léger et de tendre : des mots d'amour, des mains tendues, des sourires." 

Personnellement j'ai été interpellée par la véracité de cet extrait. Pour moi, il reflète également bien le bouquin. 

Je vous conseille ce roman parce qu'il est écrit avec pureté et qu'il fait prendre conscience de certaines choses ou qu'il rappelle certaines choses.

Vous trouverez l'e-book au prix de 2,99 eur chez Librinova.

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques 

Djustinee

jeudi 8 novembre 2018

Véronique Janzyk - La robe de nuit


Je remercie les Editions Onlit pour l'envoi de ce petit roman. 

Je vais commencer par être chauvine puisque ce bouquin est envoyé par une maison d'édition belge et est écrit par une auteure belge! Ce qui me plaît évidemment... Ne vous méprenez pas, j'aime lire des livres d'auteurs de toutes les nationalités mais j'aimais préciser ce point avant de commencer.

Autre chose qui me plaît avant d'ouvrir ce petit bouquin, c'est ce format original et cette couverture épurée.

C'est un petit bouquin de 78 pages où l'auteure nous raconte l'hospitalisation de sa maman sous forme de poésie.  Vous le prenez comme vous voulez ; une grande poésie de 78 pages ou 78 pages de petits poèmes tantôt loufoques, tantôt tristes. 

L'auteure y écrit sans filtre ses sentiments, son ressenti.

Dans ce roman, point de suspense mais un condensé de sentiments, le tout écrit avec une incroyable justesse.

Un roman rempli d'amour, de tristesse, de colère et de douleur.

J'ai eu l'impression en lisant ce livre que l'auteure a pu se libérer de ce qu'elle avait sur le cœur. Je me trompe peut-être mais c'est le sentiment que j'ai eu en fermant ce petit bouquin.

78 pages dans cette forme-là, ça se lit en moins d'une heure mais ça fait du bien de changer un peu de genre et de s'offrir une petite parenthèse.

J'ai également aimé la note de l'auteure à propos du livre glissée dans l'enveloppe par Pierre ; cela permet de comprendre pourquoi ce roman s'intitule La robe de nuit.

Vous trouverez donc le bouquin en vente chez Onlit éditions au prix de 9 eur. 

Je ne connaissais pas l'auteure mais j'ai pu voir qu'elle avait écrit J'ai senti battre notre cœur, rien que le titre me donne envie. A suivre...

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

Djustinee 

mercredi 7 novembre 2018

Rebecca Lighieri - Husbands


J'ai lu cette chronique dans le cadre de la critique massive Babelio. 

Ce livre, c'est trois narrateurs, trois maris qui se retrouvent sur un site Candauliste. Qu'est-ce que le Candaulisme? Pour vous définir ce terme (que je ne connaissais pas avant d'ouvrir le bouquin), je vous ai pioché un petit extrait du livre : "-Candaule était un roi d'Asie Mineure. Il trouvait sa femme tellement belle qu'il a voulu qu'elle s'exhibe devant ses soldats. Et devant un certain Gygès. [...] Les Candaulistes se disent cocus et heureux de l'être. Ils le revendiquent. Souvent, ce sont eux qui organisent l'infidélité de leur femme. [...] Ils prennent leur pied quand ils voient leur femme coucher avec un autre homme." Vous trouverez cet extrait aux pages 361 et 362. Je vous avoue aussi, qu'avant tout, j'ai été me renseigner sur le net histoire de savoir de quoi on parlait.

Qui sont donc nos 3 narrateurs ?

Reynald, cinquantenaire bedonnant marié à Laurianne, chanteuse de 25 ans. Il est son mari et son manager. Vous l'aurez compris, Laurianne c'est le gagne-pain de Reynald. Jusqu'au jour où il sent Laurianne lui échapper.

Laurent, ancien jeune d'une cité compliquée de Marseille, est marié à Delphine, grenouille de bénitier, et est père de trois enfants. Il a, jusque-là, réussi à canaliser sa rage mais la perte de son emploi va bouleverser cet homme. Sans compter qu'il se sent sans cesse rabaissé par sa femme et sa belle-famille. 

Notre troisième narrateur est Farouk, prof de français et marié à Chloé avec qui il a 2 enfants. Farouk fera une découverte macabre qui le fera remettre en question la fidélité de Chloé.

Suite à ces 3 événements, et indépendamment l'un de l'autre puisqu'il ne se connaissent pas encore, les 3 hommes s'inscrivent sur un forum candauliste. Le courant passe entre eux et ils décident de se rencontrer. Ce sera le coup de foudre amical. Jusqu'au jour où ...

Je suis ravie d'avoir pu lire ce livre dans le cadre de la masse critique car je suis sûre que, sans cela, je ne l'aurais pas lu. Ne me demandez pas pourquoi, je le sais c'est tout !

C'est un thriller mais d'un genre dérangeant - c'était d'ailleurs le thème de la masse critique . Pourquoi dérangeant ?  Parce qu'il est cru et presque sans filtre. Personnellement, ça ne m'a posé aucun problème, ce n'est pas un bouquin qui va me choquer mais attention, petites âmes sensibles s'abstenir ! 

Ceux qui m'ont déjà lue le savent, j'aime les bouquins avec plusieurs narrateurs et j'aime quand c'est bien ficelé ;  ce qui est le cas ici. Le bouquin est bien écrit et on passe d'un narrateur à un autre avec une extrême facilité. Je dois par contre signaler certaines redondances d'un narrateur à l'autre,  redondances volontaires mais qui, parfois me semblaient lourdes. Deuxième et dernier point négatif,  j'ai trouvé la fin un peu brouillonne. Je ne vais pas m'étendre pour ne pas vous dévoiler le bouquin mais c'est l'impression que cette fin m'a donnée ; comme si l'auteure n'avait plus d'idée.

Deux petits points négatifs mais qui ne pèseront pas bien lourd dans la balance du pour et du contre car j'ai été très surprise de la tournure du roman, agréablement surprise. Malgré tout, je ne me suis pas ennuyée dans ce roman et je n'en retiens donc que le positif.

Je n'hésiterai pas, à l'occasion,  à lire d'autres bouquins de l'auteure !


A bientôt pour de nouvelles aventures livresques 


Djustinee

lundi 29 octobre 2018

Deva Prashna – Toutes les couleurs du soleil levant

Cet e-book m’a été envoyé par Librinova que je remercie à nouveau.

Avant de vous dire ce que j’en ai pensé, j’aimerais préciser quelques petites choses ! Sachez, tout d’abord, que ce roman n’est pas une fiction, l’auteure y raconte sa véritableexpérience comme elle le stipule parfaitement dans la préface.

L’auteure nous raconte en fait sa vie dans la communauté spirituelle d’Osho de 1976 à 1990. Alors qu’est-ce que la communauté d’Osho ? J’ai fait des petites recherches pour vous et je me suis, en même temps,renseignée afin d’en savoir plus – c’est toujours mieux quand on lit un livre de savoir de quoi on parle ; Osho était un guru indien, le « Maître des Maîtres ». Et après lecture de plusieurs articles, j’ai trouvé que l’article de Wikipédia était bien résumé, je vous le mets donc ici afin que vous puissiez imaginer un peu de quelle communauté il s’agit : « il était et est toujours considéré par certains comme l'un des plus grands maîtres spirituels, tandis que d'autres ne voyaient en lui qu'un dangereux charlatan.  Il vécut d'abord en inde puis dans d'autres pays dont, principalement, les États-Unis  où il fonda un centre spirituel en Oregon. Il a inspiré le mouvement qui a pris son nom : « Osho ». Il est le créateur de ce qu'il nomma « méditation dynamique », équilibre entre la sagesse de l'Orient et les découvertes scientifiques de l'Occident. Son attitude jugée particulièrement permissive à l'égard de la sexualité, son goût pour la provocation et sa rare honnêteté intellectuelle lui ont valu une réputation très controversée : ainsi, aux États-Unis, on lui attribua le surnom de « sex guru ». Il reste aujourd'hui un auteur très populaire, avec des centaines de milliers de disciples à travers le monde. »


Voilà voilà, après cette courte présentation, je peux donc vous parler de ce petit bouquin. Comme expliqué plus haut, l’auteure raconte son histoire, ce qu’elle a vécu. C’est donc un témoignage, un récit autobiographique ou même un journal intime. Elle y raconte son vécu en Inde et ensuite en Oregon ; leur manière de vivre, de méditer, de penser et par la suite de travailler de manière acharnée pour ériger cette communauté en Oregon. Déjà là, pour moi ça coince, cette manière de faire travailler sans relâche ces gens jusqu’à l’épuisement alors que le guru possède 80 voitures de standing et n’en touche pas une, je trouve ça fort. Notre auteure a d’ailleurs subi ce travail, elle a eu des répercussions sur sa santé… (pardonnez-moi cette petite note mais c’est effectivement  un avis personnel sur la communauté alors que je suis là pour vous donner mon avis sur le livre).


On parle ici d’une communauté mais j’ai eu l’impression que c’était une secte – toujours mon avis personnel – notre auteure avait même peur de se rendre à l’extérieur de la communauté dans des lieux publics bienfréquentés… c’est dire ! Le guru est adulé par sa communauté, sa parole vaut parole d’Evangile, ce que lui dit ou fait devient ce qu’il faut dire ou faire.


Revenons-en à nos moutons donc, malheureusement, je n’ai pas accroché au récit, il y a beaucoup d’intervenants aux noms typiques de l’Inde –Je me suis parfois perdue -et, vu qu’il s’agit d’un témoignage, j’ai trouvé le récit un peu plat MAIS, pour moi, ça me paraît logique vu que, lorsqu’on lit un livre de ce genre, on peut rarement s’attendre à un grand suspense.


Je conseille donc ce roman aux personnes qui aiment l’autobiographie ou qui s’intéressent particulièrement à cette communauté mais point aux lecteurs de fiction.


Vous trouverez l’e-book au prix de 2,99 eur ou le livre au prix de 14,90 eur sur le site de Librinova.


A bientôt pour de nouvelles aventures livresques


Djustinee

vendredi 26 octobre 2018

Jeanne-Marie Sauvage-Avit - Cueilleuse de thé


 

Je me suis plongée dans cette lecture que j’ai énormément vu  passer sur la toile pendant tout un temps. Livre qui, a priori, me plaisait déjà de par sa couverture colorée et son titre énigmatique.

 

Shemlaheila, d’origine indienne, est cueilleuse de thé dans une plantation au Sri Lanka, tout comme l’était sa mère décédée il y a peu. C’est un métier lourd ; il faut ramasser les feuilles de thé et porter son panier toute la journée. Les conditions de travail sont difficiles pour les cueilleuses de thé qui sont continuellement surveillées par le Kangani (en général un homme sans scrupules). Là-bas, les conditions de vie sont également rudes, surtout pour les femmes ; mariages forcés, viols,…

 

Après le décès de sa mère, Shemlaheila décide de fuir la plantation. Son rêve ? Etre vendeuse dans les magasins de dégustation de thé pour les touristes de passage. Pour cela, elle doit savoir parler correctementl’anglais et avoir des notions de comptabilité et de secrétariat. A grandes peines, elle rejoindra alors l’Angleterre. Elle obtiendra d’abord un visa de touriste. Elle se fera ensuite engager par une riche famille londonienne pour s’occuper d’une dame âgée,Twinny, sa bonne fée londonienne. Elle sera logée, nourrie et, grâce à son employeuse, apprendra correctement la langue et les bonnes manières.

 

Elle compte un jour pouvoir rentrer en Inde avec son diplôme en poche.

 

Tout se passera-t-il comme prévu pour la jeune fille ?

 

Une protagoniste attachante de par son courage, sa gentillesse, sa douceur, son respect de la culture et son abnégation. Un magnifique roman, d’une plume délicate, parfois percutant. On sait malheureusement que ce qui se passe en Inde ou au Sri Lanka dans ce roman reflète la réalité et j’ai d’ailleurs pris conscience de ma place de privilégiée.

 

C’est aussi un roman qui véhicule un magnifique message : l’espoir. Y croire et agir pour réaliser ses rêves, toucher du doigt son bonheur.

 

L’auteure dépeint avec justesse les sentiments. On retrouve de tout dans ce roman ; de l’espoir donc, de la violence et de la romance. Le tout est parfaitement orchestré par l’auteure.

 

Le roman nous balade d’un continent à un autre, d’une culture à une autre ; dépaysement total d’un chapitre à l’autre et c’est, également, ce qui m’a plu dans ce roman.

 

Je vous conseille donc ce bouquin qu’il est difficile de lâcher une fois ouvert.

 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques  

 

Djustinee

mardi 23 octobre 2018

Catherine Grandgeard & Daphnée Leportois – La femme qui voyait de l’autre côté du miroir

  

Lucie fête, comme tous les ans, son anniversaire chez ses parents avec son frère Jules.

Comme d’habitude, pas de gâteau et de la crème allégée ; Julie souffre de surpoids.

Ce surpoids, elle a déjà essayé de l’atomiser à coups de régimes et de sport mais rien n’y fait, les kilos en trop se trouvent bien là où ils sont.

A table, en famille, elle annonce donc sa décision : elle subira une chirurgie bariatrique. Sa décision est prise et il ne reste plus qu’une formalité ; le RDV chez la psy. Un RDV, pense-t-elle, c’est vite plié, elle reviendra avec son papier signé.

Le RDV ne se passera pas comme prévu et Lucie s’épanchera et poursuivra avec un second RDV et un troisième mais toujours pas de papier. L’occasion pour elle de poser un autre regard sur sa « situation » et de ressortir ses vieux journaux d’ado qui lui permettront de comprendre d’où vient son complexe. De nouvelles rencontres l’aideront également à avoir une autre opinion d’elle-même.

Pour moi ce n’est pas un roman comme les autres ; il appelle à la réflexion, au questionnement. Ici, en l’occurrence, Lucie est en surpoids mais elle aurait pu avoir d’autres traits physiques qui auraient pu l’amener à complexer… Elle se sentmal et moche. Elle a l’impression que chaque personne qu’elle croise la juge. Effectivement, certaines personnes se moquent d’elle, notamment ses élèves, mais il faut dire qu’elle psychote parfois la demoiselle quand elle pense que tout le monde se moque d’elle dans la rue et la juge.

Ce livre m’a fait prendre conscience que, avant de penser à changer quelque chose de son physique, il faut commencer par se changer mentalement. Arrêtons déjà de se sentir continuellement persécuté et de penser que chaque personne rencontrée se moquera de notre physique… Et faisons fi de l’avis des autres.

Tout ce questionnement est donc mis sous forme de roman et, pour moi, c’est un roman choc. On se met clairement à la place de Lucie, on ressent ce qu’elle ressent et ça fait mal. Dans son histoire, on se rend compte qu’une remarque, aussi bienveillante peut-elle être, peut déclencher un énorme mal être.

Personnellement, j’ai souffert avec Lucie et je me suis mise à sa place. Je pense que le pari des auteures est réussi :

  • Faire prendre conscience aux personnes complexées que, oui, elles ont peut-être un trait physique atypique ou déplaisant (tout est relatif attention), mais l’avis des autres ne compte pas. L’important c’est de se sentir bien tel que l’on est ;
  • Faire comprendre également aux moqueurs qu’un regard, une remarque, un chuchotement, peut avoir d’énormes conséquences.


Pourquoi Lucie a-t-elle voulu se faire opérer ? Selon moi, c’est toujours à cause de ces regards et moqueries… pas tellement pour elle.


Le message du roman serait donc, à mon humble avis, qu’il faut apprendre à s’aimer comme on est, certaines choses ne peuvent être changées ou peuvent l’être à coups de sacrifices qui n’en valent peut-être pas la peine.

J’ai mis quelques jours pour pouvoir finaliser cette chronique pour deux raisons ; un manque de temps ces derniers jours mais aussi et SURTOUT, le besoin de remettre mes idées en place après la lecture de ce bouquin.

Et mon avis dans tout ça ? Il faut lire ce roman, c’est nécessaire ! Pour nous permettre de porter un autre regard sur nous-même et pour nous faire réfléchir à notre attitude envers les autres.

Un roman psychologique au final ! Bien écrit, bien tourné, pas très long donc qui ne vous laisse aucune excuse si vous ne l’ouvrez pas.

A bientôt pour de nouvelles aventures livresques

Djustinee